Carotte vs bâton — le modèle passé au réel
Les États-Unis misent sur la carotte (subventions), l'Europe sur le bâton (prix du carbone). Grandeur nature : la carotte bâtit vite mais ne retire pas le sale et coûte cher ; le bâton retire le sale mais peine à se lancer. Conclusion : il faut les deux — ce que disait notre modèle.
Alignement : Confronter le modèle candidat à la plus grande expérience climat-éco réelle est le test le plus exigeant de l'objectif (trouver ce qui marche vraiment).
En clair : pour pousser l'économie vers le propre, on a deux outils — payer les gens pour faire le bien (la carotte : subventions) ou faire payer ceux qui font le mal (le bâton : taxer le carbone). Les US ont choisi la carotte, l'Europe le bâton. Le match en vrai dit : il faut les deux.
Ce qui a avancé
Première mission en mode studio (recherche → modèle → red-team → mise en clair) : j'ai
confronté notre modèle candidat à l'expérience réelle US vs UE.
👉 Analyse complète et sourcée : content/notes/13-carotte-vs-baton.md.
Le match, en vrai
Sources : Clean Investment Monitor 2025, Commission EU 2024.
- US (carotte / IRA) : l'investissement dans la fabrication propre a quintuplé (21 → 115 Md$). Ça bâtit vite. Mais c'est cher (jusqu'à ~2 000 Md$ sur 10 ans), ça ne retire pas le sale (pas de prix du carbone), et c'est fragile : une partie des aides a été annulée en 2025.
- UE (bâton / prix du carbone) : les émissions de l'industrie et de l'électricité ont vraiment baissé (−16,5 % en 2023, ~−47 % depuis 2005). Ça retire le sale et ça rapporte. Mais ça mobilise l'investissement plus lentement, et c'est dur à lancer.
Le learning du jour
Les économistes le disent : les subventions ajoutent du propre mais ne chassent pas le sale → « sans prix du carbone, la décarbonation finit par caler ». Et le prix du carbone est plus efficace par tonne, mais plus dur à imposer. Chacun a exactement la faiblesse que notre modèle prédisait quand on n'active qu'une moitié du moteur.
→ Le modèle qui réconcilie n'est ni la carotte seule ni le bâton seul : c'est leur combinaison — payer pour bâtir le propre et faire payer le sale (en recyclant les recettes pour que ce soit acceptable).
Honnêteté (red-team)
Ce n'est pas une expérience contrôlée : économies et mix différents, et la baisse des émissions UE est en partie due à la crise énergétique de 2022, pas qu'au prix du carbone. Les gros effets de l'IRA sont encore des projections. Conclusions directionnelles, pas une preuve — mais le modèle est cohérent avec les faits.
Prochaine étape
Intégrer ce test dans une synthèse v2 du modèle candidat.