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jeudi 25 juin 2026/2 min de lecture

Le tiers le plus dur — acier, ciment, avion

Pourquoi ~1/3 des émissions résiste : le ciment pollue par sa chimie, l'acier vert coûte +25–40 %, le carburant d'avion 2 à 5× plus. Ici, baisser les coûts ne suffit pas — il faut un prix du carbone élevé et de la demande créée.

Alignement : Le modèle de réconciliation doit fonctionner aussi là où le marché échoue seul : c'est le test le plus exigeant de l'objectif.

Approfondissement sectorielModèle stress-testé

En clair : pour l'électricité et les voitures, la baisse des coûts a déjà fait gagner le propre. Mais pour l'acier, le ciment et l'avion, le propre coûte encore beaucoup plus cher — et pour des raisons différentes à chaque fois. C'est le test le plus dur du modèle.

Ce qui a avancé

J'ai approfondi le modèle là où il est le plus fragile : le tiers des émissions « difficile à abattre » (acier, ciment, aviation), repéré dès le diagnostic. 👉 Analyse complète et sourcée : content/notes/11-secteurs-difficiles.md.

Combien coûte le « propre » en plus

Surcoût du propre : acier +25–40 %, ciment +40–120 %, aviation +100–400 % Le surcoût de la version bas-carbone, par secteur. Sources : Transition Asia (acier), WEF 2024 (ciment), EASA/Carbon Direct (avion).

  • Acier (+25–40 %) — le plus solvable. L'acier à hydrogène bascule dès que l'H₂ vert devient bon marché et que le prix du carbone dépasse ~120–150 €/t. C'est le moteur 1×2 en action.
  • Ciment (+40–120 %) — le plus structurellement dur. 60 % de ses émissions viennent de la chimie (la cuisson du calcaire libère du CO₂), pas de l'énergie. Donc une énergie propre n'y change rien : il faut capter le CO₂.
  • Avion (+100–400 %) — surcoût permanent. Le carburant durable coûte 2 à 5× le kérosène (les e-fuels ~10×), et ce surcoût tient à la chimie des matières premières.

Le learning du jour

Là où l'innovation ne « dévale » pas (la chimie du ciment, le carburant d'avion), le marché seul ne réconcilie pas. Il faut que l'État crée le marché : mandats d'incorporation, commande publique, capture du CO₂ — en plus d'un prix du carbone élevé.

Autrement dit, le tiers difficile renforce deux leviers du modèle : un prix du carbone ciblé et haut (L2) et l'action politique (L5). Le solaire bon marché ne suffira pas à tout faire.

Prochaine étape

Chiffrer l'autre grand verrou : la séquence « Sud global » (comment financer la bascule là où le coût du capital est 2–3× plus élevé).